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Fruits

Les chiffres clés

3800 exploitations fruitières, représentant 31 000 ha répartis en 12 espèces principales.
75% dans les vallées du Rhône et de l’Isère, noyers et abricotiers constituant la moitié des surfaces.

La mise en marché :

Elle est dominée par les grossistes et les courtiers qui réalisent 55% du marché. Exception : l’espèce noix est majoritairement organisée en coopératives, regroupant 40% des producteurs et 55% des surfaces. Les Organisations de Producteurs (type coopératives, GIE, associations…) constituent le second mode de mise en marché. La moitié des producteurs adhère à une des 14 OP, elles commercialisent 30% de la production.

Le reste des mises en marché (15% environ) se partage à parts égales entre l’apport direct en centrales d’achat, l’export direct, la transformation et la vente directe.
1/4 des exploitations pratiquent la vente en circuits courts, ce taux atteint 45% dans le département du Rhône (proximité urbaine, exploitations plus petites, fruits de conservation…) et 55% en fruits à coque (faciles à conserver également donc adaptés à un écoulement progressif).

La production biologique de fruits :


¼ des exploitations, soit 950,  et 15% des surfaces (4 400 ha). Elle est située principalement en Ardèche où elle  couvre 40 %  de la surface  avec la châtaigneraie et des petits fruits, et dans la Drôme (36% de la surface, orientée fruits à noyaux et à pépins). Un important employeur de main d’œuvre, 4 300 ETP soit 1.4 salarié par chef d’exploitation. Cette main d’œuvre est à 82% saisonnière.

Rhône-Alpes est une grande région fruitière, tant par la quantité que par la diversité de sa production !

La filière fruits bénéficie de nombreux atouts :

Des organisations économiques et logistiques fortes pour la collecte et la mise en marché
Située sur un axe de communication historique nord-sud, la filière profite aussi aujourd’hui d’importants pôles de consommation régionaux et connaît un marché en croissance.
La notoriété de productions sous signe de qualité : des pêches et abricots Label rouge s’ajoutent les AOP Noix de Grenoble et Châtaignes d’Ardèche, ainsi que l’IGP Pommes et poires de Savoie. La même gamme est par ailleurs proposée en bio : emmenée par la Drôme, Rhône-Alpes compte 950 exploitations arboricoles certifiées AB.

La pêche, la poire, le kiwi connaissent une érosion de leurs superficies et le renouvellement du verger est insuffisant pour la plupart des autres espèces (cerise, abricot, pomme…). La plupart sont fragilisées par des crises sanitaires (sharka du pêcher, bactérioses sur abricotier, cynips du châtaignier, Drosophyla Suzukii sur fruits rouges) et le verger est victime d’aléas climatiques de plus en plus fréquents (grêle, gel…).
La production de fruits, très utilisatrice de main d’œuvre, connaît des difficultés de recrutement de salariés.



La filière en proie à la distorsion de concurrence intra-européenne et aux fluctuations des cours, souffre d’un manque de compétitivité récurrent. Cette instabilité freine l’investissement et la transmission des exploitations.

L’arboriculture se trouve face à deux grands enjeux pour se pérenniser et s’adapter à la demande :

  • Sécuriser la production vis-à-vis des aléas sanitaires et climatiques, grâce à de la protection physique mais aussi à de la rénovation variétale.
  • Restaurer la compétitivité dans les exploitations et dans la filière, en travaillant sur 5 axes principaux :
  • L’innovation variétale,
  • La rentabilité du travail (mécanisation, simplification, management),
  • L’adaptation des systèmes de production,

  • Le regroupement de l'offre (permettant l'agréage et l'adéquation entre l'offre et la demande), 

  • Le renforcement de l’organisation interprofessionnelle qui permettra de trouver les synergies et le pilotage dont la filière a besoin.

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